Le SAS n'est pas plein aux as

11/02/2020
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Prochain adversaire des Verts (après-demain soir à Nancy), le Stade Athlétique Spinalien est à l'honneur aujourd'hui dans la Pravda. Extraits.

"La réussite exceptionnelle d'Epinal en Coupe de France explique la présence, à l'issue d'un entraînement du SAS, d'un représentant d'une marque de crampons, prêt à offrir aux joueurs des produits, qui, à l'écouter, amélioreraient grandement leurs appuis. "Si l'un de vous marque contre Sainté, qu'il n'hésite pas à citer notre marque face aux médias après le match, hein", ajoute notre VRP. "Votre truc, ça marche aussi avec ceux qui ont les pieds carrés ?", lance, goguenard, Djamel Menaï, un des coaches adjoints d'Épinal. La scène illustre à quel point le club de N2 a été récemment confronté à une série de situations étonnantes, voire un brin surréalistes, auxquelles il a fait face dans la mesure de ses maigres moyens : le budget du SAS s'élève à un million d'euros, soit cent fois moins que celui de l'ASSE, son futur adversaire.

Malgré l'aide apportée l'AS Nancy-Lorraine, qui lui prête son enceinte cette semaine, le SA Épinal n'a pas toujours réussi à préparer sereinement un événement inédit pour lui. Yves Bailly, l'élégant président du SAS, nous a confié, dans une brasserie près de la gare d'Épinal, avoir découvert avec effroi l'imposant cahier des charges envoyé par la FFF en amont des quarts de finale : "Il y a des exigences très élevées, avec à chaque fois une dizaine de pages sur la billetterie, la vidéo, la sonorisation..." Depuis quelques semaines, le staff vosgien tente de protéger au mieux ses troupes des sollicitations extérieures, incarnées par exemple par ces agents rôdant autour des jeunes joueurs qui ont brillé en Coupe de France. Au sein de cette équipe, personne ne gagne plus de 2 200 € net et la majorité concilie les entraînements quotidiens avec un travail. Les Spinaliens sont nombreux à oeuvrer dans des cantines scolaires.

Le bilan en championnat d'Épinal, actuellement septième en National 2, n'est guère plus favorable, puisque son précédent succès en N2 remonte au 30 novembre. Explications de Xavier Collin, le manager du SAS, juste après la séance qu'il vient de diriger : "La Coupe, c'est énergivore. Après notre qualification face au LOSC, on a longuement fêté la victoire ensemble : c'était important, ce sont des moments rares dans une carrière. Mais trois jours plus tard, on accueillait Bobigny et, même moi, j'ai eu du mal à remobiliser tout le monde pour ce match (perdu 0-2)". Jean-Philippe Krasso, double buteur contre Lille, se fait désormais régulièrement apostropher. "Jipé c'est devenu la mascotte du club... Il tire toute la gloire vers lui, mais on ne lui en veut pas", constate en riant son coéquipier Souleymane Sangaré. Son président, Yves Bailly, est lui estomaqué par l'enthousiasme manifesté par les employés de la papeterie qu'il dirige : "Même des personnes qui ne savent pas faire la différence entre un ballon de foot et de rugby m'ont demandé comment avoir des places pour le match contre Sainté."

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