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Delerue dès le début (2)

10/08/2018

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L'arbitre bordelais Amaury Delerue, qui sera au sifflet demain soir à Geoffroy-Guichard, explique à France Bleu Gironde comment il a préparé ce match  entre Sainté et Guingamp. Extraits.

 

"J'aborde ma 7e saison de L1 avec une vraie excitation de rentrée des classes ! Il y avait un vrai besoin de couper, certes, puis une préparation physique, comme les joueurs, de 7 à 8 semaines. Et quand on aborde la dernière ligne droite, on se dit qu'il est temps d'entrer dans le vif du sujet. Le jour de mon premier match de Ligue 1, en 2012, il y avait beaucoup d'appréhension, pour savoir si j'allais être à la hauteur.  Aujourd'hui, il y a toujours autant d'envie, de bien faire, de performer. Mais, après une centaine de matchs de Ligue 1, j'ai une bien meilleure connaissance des stades, des staffs. J'ai progressé dans le management des hommes. Et beaucoup de choses ont changé dans mon arbitrage.

 

J'ai préparé le match Saint-Etienne - Guingamp. On a des outils, avec une plateforme vidéo sur laquelle on a accès à tous les matchs de la planète. Donc, je fais une synthèse des matchs des deux équipes. Je l’utilise lors du briefing que je vais faire à mes assistants et aux arbitres vidéo.  Ensuite on se prépare physiquement, bien sûr. Quand j'ai vu que Kylian Mbappé avait été flashé à 37 km/h, pendant la coupe du monde, je me suis dit que j'allais devoir lui courir après dès la rentrée. Le jeu va très vite, les joueurs sont de plus en plus préparés, donc il faut que les arbitres soient au rendez-vous. Et puis, je sais ce que représente le premier match de la saison, je regarde la dynamique des équipes, s'il y a eu beaucoup de changements au mercato... Pour savoir où je mets les pieds.

 

L'assistance vidéo, c'est la bouée de sauvetage ultime. Il n'y a pas un seul arbitre qui n'ai pas cauchemardé sur une erreur flagrante qu'il ait faite, et qui a changé le résultat du match. La vidéo apporte cette sécurité là. On peut se dire que la main de Dieu de Maradona, ne nous échappera plus. Alors, c'est peut être un peu moins romantique, mais pour notre corporation, et pour la justice sportive, c'est fondamental. La vidéo, on sait qu'elle est là, mais on arbitre pas avec pour autant. Très clairement, ce qui ne change pas, c'est que je dois arbitrer. Je dois prendre la décision que j'estime juste à vitesse réelle. Et dans l'oreillette, je dis à mon arbitre vidéo "il y a penalty, parce que...", ou "il n'y a pas penalty, parce que...".  

 

Par rapport à ma première décision, l'arbitre vidéo va pouvoir analyser les images au ralenti. Et il décidera si ce que je lui ai décrit est une erreur grotesque, ou pas. Et uniquement dans ce cas là, il a la possibilité de me faire visionner les images pour me faire rectifier ma décision. Le plus important, c'est que l'on arrive à trouver une uniformité entre l'arbitre principal, qui est sur le terrain, et l'arbitre vidéo, dans le bus. Et puis que d'un match à l'autre, d'une semaine à l'autre, il y ait cette uniformité. Je suis plutôt content que l'outil soit là et que l'on puisse le faire fonctionner. Il y aura certainement des périodes de flou, le temps que les joueurs, les staffs, les supporters s'y habituent. Mais on a une grosse envie de fonctionner avec."

   


A venir

19/08/2018 15:00

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