27 mai 1926 : Naissance de Kees Rijvers  
Oui, je désire m'abonner à
L'éphéméride poteaux-carrés
Je recevrais chaque jour dans ma boite mail l'éphéméride
La newsletter poteaux-carrés
Je recevrais dans ma boite mail les newsletter poteaux-carrés quand elles seront envoyées
Pour vous désabonner, décocher l'élément que vous ne voulez plus recevoir et cliquez sur OK

Aouacheria ne lâche rien (9)

16/05/2018

Image

 

Ayant contribué au maintien de Moreirense dans l'élite portugaise grâce à ses 5 pions claqués en 26 matches en Liga Sagres, l'ancien milieu offensif stéphanois Bilel Aouacheria (24 ans) fait encore montre d'une excellente mentalité dans une interview publiée aujourd'hui sur le site Actufoot. Extraits.

 

"C'est à l’Amicale Laïque du Soleil, un club de quartier de Saint-Étienne, que l’ASSE m’a repéré à l'âge de sept ans. Quand je suis arrivé, je me rappelle qu’il y avait énormément de bons joueurs. C’est un centre de formation bien réputé en France. Il pourrait être encore mieux car des joueurs passent entre les mailles du filet… Mais en tout cas, les générations qui y sont passés étaient vraiment magnifiques. Grâce à ce club, j’ai parcouru toute la France. On faisait des tournois à Marseille, Monaco, Lyon et c’est très formateur pour un jeune. Ce qui m'a le plus marqué, ce sont nos deux finales en Gambardella, en 2011 face à l’AS Monaco et en 2012 face à l’OGC Nice. On les a perdues mais on a joué au Stade de France et ça, c’était magnifique… Je suis un jeune de Saint-Étienne et j’aimais vraiment le maillot, ça avait du sens pour moi. Toute ma famille est de Saint-Étienne et on a toujours supporté les Verts. C’était une grande fierté pour moi de pouvoir les représenter…

 

Parfois, je parlais avec Faouzi Ghoulam qui est maintenant à Naples. Il habitait dans un quartier voisin du mien. Mais moi j’étais timide et en plus je l’admirais… Il me conseillait et me disait de rester concentré et de continuer à travailler. Il y avait Perrin aussi, notre légende à Saint-Étienne…De 15 à 18 ans, j'étais aspirant au club. De 18 à 20 ans, j'ai signé stagiaire. Après, c’était soit je signe pro, soit je quitte le club. Ils ont hésité mais ne m’ont pas offert de contrat. La raison ? Je ne sais pas trop, ils ne m’ont jamais dit, mais je pense que j’avais un manque d’efficacité dans mon jeu à l’époque, un certain manque de maturité. J’avais un jeu fait de dribbles. Aussi, j’étais en concurrence avec Allan Saint-Maximin et Jonathan Bamba. A mon poste, c était bien fourni… Les deux étaient plus jeunes que moi et étaient très bons. C’est sûrement à cause de ça que je n’ai pas signé. Ils les ont privilégiés et l’avenir leur a donné raison. Ce sont deux très bons joueurs !

 

Je n'ai aucun regret ! Franchement, tout ce que j’ai vécu là-bas a été très positif. Quand je suis parti, je ne l’ai pas vécu comme un échec. Au contraire, cela m’a donné la possibilité d’aller voir ailleurs. C’est sûr, ce n’était pas facile de quitter un club où tu as passé 12 ans, mais il fallait se relever ! J’aime ce sport et je l’ai donc pris comme un challenge. Pour l’amour du foot, il fallait trouver autre chose et se relancer. A la fin de mon contrat en juin, je me suis entraîné et j’ai attendu des opportunités. J’avais quelques pistes en France mais rien de concret. Un agent m’a alors proposé un essai au Sporting Covilha, en D2 portugaise. Le Portugal est un pays de foot et il y a de la ferveur. Du coup, j'ai fait un essai et tout s'est bien passé bien. On me propose un contrat pro et je me suis lancé dans l’aventure. C’était parti !

 

J'ai rejoint le Sporting Portugal en prêt en 2016. C'est l’un des trois plus grands clubs portugais. C’est un club qui est "limite" plus grand que l’ASSE en termes d’infrastructures. C’est presque ce qui se fait de mieux au Portugal. Ils ont formé de grands ailiers comme Cristiano Ronaldo ou encore Nani. J’ai côtoyé de grands joueurs comme William Carvalho, Rui Patricio, Adrien Silva et d’autres champions d’Europe. Ça m’a fait progresser ! C’était super. Il y avait aussi Slimani qui était là. Il m’a bien aidé à m’intégrer et m’a pris sous son aile. Quelques semaines après, il signait à Leicester. C’était une belle expérience. J’ai découvert le haut niveau, une exigence d’entraînement, le top du top !

 

Moreirense est venu me chercher en fin de mercato. C’était une grosse opportunité à saisir pour jouer en D1 et pour faire encore un pas dans ma carrière. Je suis très reconnaissant car j’ai pu découvrir le haut niveau. La saison s’est bien passée. J’ai fait une trentaine de matchs cette saison et on a réussi à se maintenir. Que ce soit d’un point de vue individuel ou collectif, c’était plutôt positif ! Je suis ambitieux et j’aspire à faire mieux, à être plus efficace, à marquer plus de buts. Depuis décembre, je suis titulaire à tous les matchs. J’étais constant dans mes performances. Il a fallu être fort mentalement pour enchaîner car c’est un championnat très exigeant. J’ai joué beaucoup de matchs et j’ai beaucoup appris en terme de préparation sur et en dehors des terrains.

 

Je pense que je commence à me faire un nom au Portugal. J’ai fait de bonnes perfs et je suis régulier. A moi de continuer de travailler pour arriver là où j’espère arriver un jour… Jouer la Champion’s League ! Aujourd’hui, quand je dis ça, on peut croire que je suis un peu fou… Au début, c’est un rêve mais après, je le sais, ça deviendra un objectif. Aussi, j’ai un autre rêve, celui de rejoindre la sélection algérienne. Je me vois revenir jouer en France un jour. Saint-Etienne ? Pourquoi pas, c’est mon club de cœur et ça le restera ! C’est un club spécial pour moi… D’ailleurs, la saison est terminée et je vais rentrer à Saint-Étienne cet été. Ce serait sublime de pouvoir y rejouer un jour, c’est un rêve spécial pour moi… Ils jouent ce week-end face au LOSC et j’irai les voir au stade.

 

Ceux qui n’ont pas la chance de signer un contrat pro dans leur club formateur ne doivent pas lâcher ! Ils doivent continuer de croire en leurs rêves. Il faut tout faire pour l’atteindre et il ne faut jamais se laisser submerger par l’adversité. Aux jeunes de se fixer des objectifs et de tout faire pour les atteindre ! Moi, je suis quelqu’un qui ne lâche jamais et c’est ce qui a fait ma réussite. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, il faut beaucoup travailler sur soi-même. L’objectif est d’être l’élément central et de ne pas se trouver d’excuse. C’est ce que j’essaye de faire en tout cas. Il ne faut jamais se placer en victime. Chacun à la solution en soi !"

   


A venir

27/05/2018 13:00

[U17R] ASSE - Saint-Priest



Pas de panitrombi

cette semaine

forum boutique services palmares médias jelenivo archives version mobile
Pour nous contacter : contact@poteaux-carres.com
Pour contacter la rédaction : redaction@poteaux-carres.com