Mézy aurait pu être vert (2)

03/02/2019
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Comme il l'avait révélé au Parisien le 29 septembre dernier, Michel Mézy rappelle qu'il aurait pu être Vert dans la Pravda du jour.

"Le plus grand regret, c'est que mon papa soit tombé malade pendant mes plus belles années. Les plus grands clubs français comme Saint-Étienne ou Marseille me voulaient, le Barça, l'Atlético de Madrid, qui venait d'être champion. Je suis resté chez moi. Mais bon, j'aime bien être chez moi, attention. Il est décédé en 1975, un mois après que je suis parti à Lille."

L'ancien Crocodile et actuel conseiller du président Laurent Nicollin à Montpellier rend par ailleurs hommage à son ex-entraîneur Kader Firoud, qui a joué à l'ASSE de 1945 à 1948.

"Kader Firoud était exceptionnel. Tout le monde ne voyait que le côté meneur d'hommes, alors que ce type était en ébullition permanente sur la recherche des entraînements. Il était en avance sur tout. Mais c'est vrai qu'il était très dur aussi. Je me rappelle un match face à l'OM. Dix minutes avant d'entrer sur le terrain, il a éteint la lumière du vestiaire. Dans le noir, il s'est adressé à chaque joueur : "Ce soir, tu vas faire le match de ta vie. Donne-moi ta parole d'homme !" Et on répondait dans l'obscurité : "Parole d'homme !" Après, au bout d'un quart d'heure, on avait deux expulsés (rires). Firoud était sourd d'une oreille. Quand on parlait, je me mettais toujours à sa droite et je disais des bêtises dans son oreille sourde pour amuser la galerie. Lui n'entendait pas, mais les autres entendaient. Puis il se retournait comme un taureau ! Maintenant, moi, je suis un peu sourd de l'oreille gauche. Et ben je fais attention, car je me rappelle bien ce que je faisais à Firoud (rires).

C'est dur de m'impressionner. Mais la plus grosse gueulante de toute ma vie, c'était un match à Nice, en 1972. On venait de gagner sept matches de rang, et on en prend quatre ! 4-0. On n'y était pas. À la fin du match, beaucoup de supporters niçois s'étaient massés devant la sortie du stade du Ray. Nous, il fallait qu'on rejoigne notre car. Et les Niçois chantaient : "Les melons à Cavaillon, Firoud sale Arabe." Les gendarmes nous ont dit de passer par une sortie sur le côté pour éviter la foule. Firoud a répondu : "Là où on m'attend, je vais." Puis il s'est tourné vers nous et a demandé : "Vous venez avec moi ?" On y est allés. Il y a un type qui a mis la main sur l'épaule à Firoud et l'a à nouveau insulté. Il a pris un coup de tête phénoménal, il est resté allongé au sol. Firoud a dit : ''Au suivant.'' Il n'y a pas eu de suivant. Une fois dans le car, il a piqué une de ces colères ! Il a tapé sur le tableau de bord, qui a éclaté. Puis on a commencé à rigoler. On devait rentrer à Nîmes, il y avait la féria, on voulait y faire un tour. Il nous a dit : "Ah vous rigolez ? On couche ici et on ne rentrera que demain."

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