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Lubo a pété les plombs

21/01/2018

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Dans un entretien paru aujourd'hui sur le site de So Foot, Lubomir Moravcik revient aujourd'hui sur ses vertes années. Extraits.

 

"Lors de mes six premiers mois, il y avait des doutes. Nous étions situés dans le bas du classement, entre la 16e et la 18e place, et j’avais du mal à enchaîner les passes décisives. Pendant un bon moment, je n’avais même marqué aucun but. Heureusement, la seconde partie de saison était bien meilleure. J’ai mis sept buts, et avec Philippe Tibeuf, nous étions les co-meilleurs buteurs de l’équipe. Philippe était un super joueur, capitaine et international avec la France. Mais à partir du moment où les blessures sont arrivées chez lui, il n’a plus connu le même rendement.

 

J’étais parfois un peu provocateur, roublard. Une fois, le président Louis Nicollin était venu me voir. Il voulait savoir ce que je comptais faire à l’avenir, parce que ça commençait à aller mal à Saint-Étienne. Moi je lui ai répondu très franchement : « Si vous avez des sous, on peut discuter ! » Et lui m’avait répondu : « Ah ouais, j’ai entendu que tu étais une tête de cochon ! » C’était sympa de sa part, car c’était quelqu’un de passionné. Je l’ai pris comme un compliment, ça montrait que je ne me laissais pas faire.

 

Tapie s’est alors prononcé pour que je vienne à la place de Piksi, parce qu’il m’avait vu à l’œuvre. C’est normal d’avoir une part de regret je pense, car on ne sait pas comment cela aurait pu se passer. Peut-être que j’aurais signé dans un très grand club comme l’a fait Deschamps ensuite. Mais voilà, le président André Laurent voulait me conserver, son désir de monter une grosse équipe était énorme. J’ai vu mon contrat se renouveler et, sportivement aussi, je me suis mis à croire à ce projet.

 

À 27 ans, j’avais une bonne situation. Pourquoi aller contre la volonté du club qui m’a ouvert en grand les portes du football de haut niveau ? Je ne pouvais pas leur faire ça. Mais aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai connue ensuite, je donnerais des conseils différents à mon fils. Une carrière dans le football, c’est très court. Alors quand il y a une belle possibilité, il faut tenter et tout faire pour y aller ! Pourquoi ? Parce qu’à mon âge, c’était une opportunité unique. À 31 ans, je me suis retrouvé à descendre en D2 avec Saint-Étienne. En clair, j’étais dans la merde.

 

Laurent Blanc faisait déjà partie des meilleurs joueurs dans son registre, et s’est retrouvé chez les Verts, car il y avait de gros projets à venir. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu... À ce moment-là, je parlais déjà très bien français. En 1992-1993, nous étions la meilleure défense du championnat avec Sylvain Kastendeuch et Jean-Pierre Cyprien. Quand je vois Laurent arriver, je me dis qu’il allait jouer en milieu défensif derrière moi en numéro dix. Je suis sûr que cela aurait été extraordinaire.

 

Mais à l’intersaison, Kastendeuch s’est fait virer par les dirigeants, car le club voulait changer de système de jeu. J’étais fou, je me suis embrouillé avec toute la direction ! J’étais un joueur important de l’équipe, et personne ne m’a demandé mon avis sur le départ de Kastendeuch. Il faut discuter ensemble de ces choses-là ! Franchement, c’était une erreur monumentale. Et d’ailleurs, c’est à partir de là que le club s’est mis à plonger. Petit à petit, les gros joueurs sont partis et je suis resté seul pour encadrer les jeunes en tant que capitaine. À Saint-Étienne, j’ai fini par péter les plombs.

 

Après la relégation des Verts, je suis parti à Bastia. Rencontrer Fred Antonetti, c’était quelque chose qui m’a donné envie de continuer dans le football, peut-être la meilleure rencontre de ma carrière. Durant l’été, j’ai fait une superbe préparation d’avant-saison et nous avons très vite bien marché. J’avais d’excellents coéquipiers J’ai senti dès mon arrivée qu’ils étaient tous là pour me mettre dans les meilleures dispositions en tant que meneur de jeu. Ça changeait de Saint-Étienne ! C’était une vraie équipe au sens propre du terme."

 

Je connais bien le football, mais sans CV qui justifie que je suis apte à entraîner l’AS Saint-Étienne, ce n’est pas possible d'entraîner Sainté. Devenir aujourd’hui l’entraîneur des Verts, ça peut bien se passer, mais ça peut aussi mal tourner. Au mois de juin dernier, j’étais à Bastia. Le club est venu pour me poser la question de savoir si je voulais être le coach du club. Là aussi, c’était trop risqué. En revanche, si Antonetti ou Blanc m’appellent pour faire partie du staff là-bas par exemple, je pourrais le faire avec grand plaisir."

 

   


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