Passe-Partout est un ultra stéphanois ?
25/04/2017

Rapportant les premiers éléments de l'enquête, la Pravda du jour nous apprend que les 250 ultras qui ont interrompu le huis clos du match Sainté-Rennes sont entrés sans effraction dans le stade. Extraits.
"Dépêchés sur place, les enquêteurs de police ont fait une drôle de découverte : aucune des quatre portes du musée des Verts par lesquelles ils sont passés – trois pleines et une grillagée – ne présente de trace d’effraction. Ils se sont donc attachés à vérifier si elles avaient bien été fermées. Y compris la porte d’entrée du musée niché dans un angle du stade Geoffroy-Guichard.
L’analyse des premières bandes vidéo confirmerait que l’AS Saint-Étienne n’a pas commis d’erreur en la matière. Toutes les portes du stade ont bien été fermées avec des cadenas. Seule l’entrée principale, surveillée par un service de sécurité privé, ne l’était pas, laissant entrer au compte-gouttes les rares personnes autorisées (joueurs, officiels, journalistes, techniciens de télévision…).
Les premières conclusions de l’enquête sont donc faciles à établir : les ultras avaient les clés du stade. "On en est même sûr à 99 %", confiait un proche de l’enquête, hier soir. Reste maintenant à savoir qui les leur a données. Le club n’étant que locataire du Chaudron les jours de match, les regards se tournent vers le propriétaire, Saint-Étienne Métropole. Les ultras pourraient avoir bénéficié d’une complicité interne, ou externe, c’est-à-dire venant d’un employé de l’une des nombreuses sociétés de sous-traitance de l’agglomération stéphanoise.
Les enquêteurs sont également arrivés à une autre conclusion : ce coup de force était prémédité. Des vidéos montreraient clairement quelques meneurs passer les consignes à leurs troupes avant l’intrusion : "Pas de casse ! Pas de vol !" Visiblement conseillés par des avocats avant de passer à l’acte, les intrus savaient qu’ils ne risqueraient pas grand-chose s’il n’y avait pas d’infraction, de dégradation (et) ou de vol. Pas d'infraction, donc pas de sanction pénale. D’un point de vue juridique, l’infraction pénale n’est donc pas constituée.
L’identité judiciaire a toutefois procédé à des relevés d’empreintes et d’ADN sur les portes ainsi que sur que les culots des fumigènes craqués et abandonnés dans la tribune. Une fois identifiés, les fauteurs de troubles risquent des interdictions de stade. Le groupe des Magic Fans encourt, lui, la dissolution. Le nombre de ses membres présents lors de ce coup de force a été estimé à cent cinquante, contre cent pour les Green Angels. Mais l’application de cette sanction radicale poserait un problème concernant l’autre principal groupe ultra des Verts. Il s’est autodissous le 7 septembre 2013."
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