Wahbi dans la bible

17/12/2018
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Wahbi Khazri s'est longuement confié dans la bible du football à paraître demain. Extraits.

"Je suis heureux d’être ici parce que je m’épanouis, parce que j’ai vraiment été bien accueilli par tout le monde, staff, joueurs, dirigeants, supporters, et ça aide beaucoup. Je prends du plaisir, j’essaie d’en donner, je me sens bien. Comment ne pas être content de mon choix ? Le coach est l’élément clé de ma venue ici. J’avais déjà eu des échos quand j’étais à Bordeaux, où il avait laissé un très bon souvenir de son passage avec Laurent Blanc. On a eu l’occasion de se croiser et de discuter, sans plus. Et tout ce que j’ai entendu à son propos est confirmé depuis que je travaille avec lui. C’est quelqu’un d’extraordinaire, humainement très chaleureux. Je n’oublie pas que c’est lorsqu’il était au PSG avec Blanc que le club a joué selon moi son meilleur football sous l’ère qatarie. Il connaît le football sur le bout des doigts. Quand il dit quelque chose, ça se vérifie toujours.

J'ai longtemps été sous-coté, c'est également mon avis. Mais on ne peut pas aller contre le regard des autres. Sous-coté, oui, parce qu’il y a eu des moments où je faisais de bonnes choses et j’avais le sentiment qu’on ne les voyait pas. Mes stats plaident pour moi. J’ai souvent fait mes trente matches par saison, marqué une dizaine de buts sans être un pur attaquant. Je suis heureux de ma carrière, je ne me prends pas la tête. Pour moi, l’essentiel est que je remplisse le rôle qu’on me donne pour aider l’équipe. J'ai parfois eu le sentiment de ne pas être utilisé à ma juste valeur. Je ne crois pas être un feu de paille. On me demande d’être décisif, de marquer, d’aider à marquer, je pense l’être. Je me régale. Aujourd’hui, je suis content de ce que je fais à Saint-Étienne. Honnêtement, je n’ai aucune raison de me plaindre. Et,en continuant à bosser sérieusement, je me dis que je peux continuer à regarder en haut.

Je n’ai pas été contacté par l’OM, et ce n’est pas à moi de mettre mon nez dans le recrutement de Marseille. Chacun sa vision des choses. Rudi Garcia est un grand entraîneur, il cherche un profil, je ne suis pas celui-là, et voilà. Ce n’est pas moi le “grantatakan”. D’ailleurs,je ne suis pas très grand Je ne suis sans doute pas le type de joueur que Marseille recherche. Jean-Louis Gasset, lui, était intéressé, et me voilà à Sainté. C’est simple, le football ! Zéro regret, cent pour cent de bonheur. Je pense avoir encore une belle marge de progression, je n’ai que vingt-sept ans. J’ai connu le National, la Ligue2, la Ligue1, la Premier League, une Coupe du monde, la Ligue Europa. Il ne me manque que la Ligue des champions. Voilà mon ambition aujourd’hui, connaître cette compétition.

Je ne triche pas, je donne tout, et je pense que les gens le ressentent. Je sais ce que je vaux. J’ai mes défauts, mais je donne toujours le maximum pour le club dans lequel je suis. Partout où je passe, j’essaye de transmettre certaines valeurs, de démontrer chaque jour combien c’est important de ne pas tricher. L’union dans un club, c’est essentiel pour avancer. C’est dans les moments difficiles que tu vois une famille. Je ressens ça à Sainté. Contre Nantes, on est à 0-0 à la pause. Dans d’autres stades, on se serait fait siffler. Ici, on vous encourage, on vous motive et on marque trois buts dans le dernier quartd’heure. À l’arrivée, tout le monde est heureux. Je retrouve la ferveur  que j'’ai connue à Bastia. Saint-Étienne, ça pue le football, les gens adorent ça. J’ai vécu la même chose à Sunderland où, chaque week-end, le stade est plein,que tu joues contre le premier ou le dernier.

Moi, mon intérêt, c’est de réussir une belle saison avec Saint-Étienne. Je laisse Rennes en Bretagne. Sabri Lamouchi m’a installé au poste que j’occupe désormais, en pointe. C’est dans ce rôle que je me suis épanoui à Rennes, puis en Coupe du monde, e tmaintenant à Saint-Étienne. Je crois que cela a été un déclic, et ç’a sans doute changé le regard qu’on porte sur moi. J’ai envie de dire que je n’ai plus envie de connaître d’autre poste. J’ai cette faculté d’être assez adroit devant le but avec mon pied droit, du coup, ça me correspond bien. En plus d’avoir progressé physiquement et tactiquement, dans ma réflexion sur le terrain –on appelle ça la maturité–, ce nouveau rôle me donne la liberté de tenter beaucoup de choses, même si ça ne réussi pas toujours.

Les efforts défensifs nécessaires, je les fais naturellement ,mais derrière, on me laisse libre d’oser, de tenter, de jouer. Et je crois que c’est dans ce registre-là que je suis meilleur. C’est un poste compliqué à contrôler pour l’adversaire. Je suis attaquant, mais je ne suis pas cantonné dans un rôle trop précis, trop délimité. C’est difficile pour un défenseur de suivre un joueur  bouge beaucoup, qui change de zone. Je suis certain que, parfois, il ne sait pas où je suis, il me cherche. Ça perturbe et ça profite à d’autres, qui peuvent s’engouffrer dans les espaces, dans les intervalles que je laisse. Je crois qu'au début le coach pensait à moi pour jouer sous l’attaquant. On a discuté, et c’est venu naturellement.

Maintenant, je ne suis pas figé dans ce rôle. Robert, Loïs, le jeune Makhtar peuvent évoluer à ce poste, ce sont de purs attaquants. Il ya des matches où on dézone un peu tous. Il y a des matches où je suis plus bas et Rémy plus haut. C’est bien d’avoir cette liberté. De plus en plus de grandes équipes optent pour des schémas plus souples, car ça perturbe l’équipe adverse. Ça suppose d’avoir un bon QI football. De comprendre ce qu’on doit faire en fonction du mouvement de son partenaire. Il a fallu un peu de temps, trouver les automatismes, mais ça prend forme. Il fallait travailler, ne pas s’énerver, ne pas écouter les bêtises qu’on entendait en début de saison comme quoi on ne pouvait pas jouer ensemble Rémy et moi, des conneries de ce type. On est d’autant plus compatibles que Rémy est davantage un créateur et moi un finisseur.

J'aime un peu moins le ballon que lui. Rémy est plus dans le dribble, j’ai davantage épuré mon jeu. Je l’ai simplifié pour être efficace dans la zone de vérité. C’est la maturité qui fait ça, la prise de conscience que mon rôle est d’essayer autant que possible d’être décisif, efficace. Tout le monde a dit, en début de saison, quec ette équipe était belle sur le papier. Il faut un peud e temps, on a pris nos marques, et aujourd’hui, on est là, dans la bagarre. Il y a encore des petits détails qui nous coûtent cher, un manque d’agressivité sur les coups de pied arrêtés, de concentration. Il nous manque encore un petit quelque chose. Pourtant, si une équipe mérite de gagner à Lyon, c’est nous. Et à Bordeaux, s’il n’y a pas un "gilet jaune" qui met son grain de sel, pareil. Si on gomme ça, on ne  devrait pas être loin en fin de saison. Parce qu’à part Paris, personne ne se détache. Ça va être une belle bataille !"

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