Jérémie épanoui
19/03/2017

La Nouvelle République publie aujourd'hui une sympathique interview de Jérémie Janot. Extraits.
"Mon meilleur souvenir à l'ASSE, c'est la saison de la remontée de Ligue 1, en 2003-2004. C'était une année extraordinaire avec les Sablé, Hognon, Compan… Le club était interdit de recrutement, la masse salariale était encadrée, on avait un groupe de 18-19 joueurs avec Frédéric Antonetti comme coach et on finit champions. C'est le point de départ et de renouveau de la nouvelle belle histoire des Verts. Cette année-là, c'était un peu comme dans le film 300 : on était des Spartiates et avec Antonetti, on aurait pu renverser n'importe qui. C'est l'entraîneur qui m'a le plus marqué. J'ai eu de la chance, je n'ai connu que de bons coachs : Baup, Perrin, Galtier, Antonetti, Nouzaret, des hommes à la fois très forts tactiquement et des meneurs d'hommes. Sans oublier bien sûr l'entraîneur des gardiens Jeannot Dées, que j'ai eu pendant quinze ans, qui m'a formé, m'a entraîné en pro et m'a donné l'envie d'entraîner des gardiens.
Je suis très épanoui dans mon nouveau rôle d'entraîneur des gardiens, c'est ce que j'ai toujours voulu faire. Il ne s'agit pas uniquement de frapper les ballons, à gauche et à droite, il faut préparer les gardiens au haut niveau. Notre fierté à Saint-Étienne, c'est que nos gardiens n° 2, 3 et 4 sont issus du centre de formation, et on a aussi trois jeunes internationaux. J'ai joué dix-huit ans à l'ASSE, c'est forcément un plus. L'avantage, c'est que je suis passé par toutes les étapes : 15 ans, 16 ans, 17 ans, CFA, troisième gardien, deuxième gardien, numéro 1 pendant dix ans, puis à nouveau doublure, avant de partir. Je sais exactement ce que les jeunes vivent au moment où ils sont. Je peux leur faire gagner du temps sur des erreurs que j'ai commises. Aujourd'hui, tous les entraîneurs de gardiens travaillent de la même façon ; ce qui fait la différence, c'est l'approche et le mental du gamin, pouvoir gérer les séances, le stress, l'école, la famille. Le haut niveau est impitoyable, on doit les préparer dès le plus jeune âge.
Le club a retrouvé les standards qu'il n'aurait jamais dû quitter. Saint-Étienne a toujours été une place forte du foot français. Même quand on était en Ligue 2, il y avait du monde dans le stade. C'est un club mythique, on l'a encore vu en Ligue Europa contre Manchester United. Les Anglais n'en revenaient pas… En championnat, on est toujours en course. Un trio de tête se dégage mais tout est ouvert derrière. Ce n'est pas facile de jouer sur tous les tableaux, on espère vraiment obtenir une cinquième qualification européenne de suite, ça serait historique."
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