Matuidi a tout dit (2)

22/05/2016
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Dans son autobiographie "Au bout de mes rêves" parue jeudi aux éditions Solar, Blaise Matuidi revient longuement sur son expérience stéphanoise. Deuxième extrait.

 

"En passant de Troyes à Sainté, j'ai vu mon niveau de vie évoluer de manière assez substantielle. Fort d'un contrat de quatre ans, j'allais percevoir 75 000 euros mensuels la première année, 80 000 euros la deuxième puis 85 000 euros les deux saisons suivantes. Pour un petit gars de vingt ans, ça représentait de sacrées sommes, qui allaient me permettre de vivre très confortablement.  

 

Après avoir fait attention jusque-là, je me suis permis quelques plaisirs, notamment en matière de voitures. J'ai ainsi troqué ma Polo, qui avait remplacé ma 206 l'année précédente, contre un beau 4x4 Mercedes ML. Ce n'était pas vraiment une folie, puisque j'en avais désormais largement les moyens. Afin qu'Isabelle puisse facilement se déplacer et aller en cours, j'ai racheté à Jérémie Janot une petite Smart bien pratique.

 

Pour me mettre rapidement en confiance dans mon nouvel environnement stéphanois, j'ai pu compter sur Bafé, mon ancien compère à l'ESTAC, devenu l'une des principales gâchettes offensives des Verts depuis la saison précédente. Mais lorsque j'ai posé pour la première fois les  pieds à l'Etrat, il n'y avait quasiment personne car le groupe était en déplacement pour disputer un match amical. Ce jour-là, en compagnie de l'un des préparateurs physiques du club, j'ai fait une séance de travail seul…

 

Il n'y avait que Zoumana Camara, qui était en conflit ouvert avec le club. N'étant pas au courant de sa situation, j'étais allé le saluer tout sourire et lui ai confié à quel point j'étais heureux d'évoluer à ses côtés. Lorsque j'avais eu l'entraîneur Laurent Roussey au téléphone, il avait énuméré les joueurs sur lesquels il comptait s'appuyer, et Papus en faisait partie. Il devait former notre charnière centrale avec Stathis Tavlaridis, l'une de nos recrues phares, qui venait de passer trois belles saisons à Lille.

 

Pourtant, ce jour-là, je me suis retrouvé face à un Papus remonté comme une pendule, qui m'a balancé ses états d'âme : "Les dirigeants stéphanois ne peuvent pas me faire ça, Blaise ! Le PSG, ça ne se refuse pas ! Tu comprends, le train ne repassera peut-être jamais…" Je n'oublierai jamais cette dernière phrase, car la métaphore ne manquait pas de sens. Intérieurement, je me suis dit : "Mais qu'est-ce que je fous là ?!" Papus finira par obtenir son bon de sortie pour le club de la capitale…

 

Alors que quelques minutes plus tôt, j'étais hyper content d'aller à mon premier entraînement en tant que Stéphanois, je me retrouvais seul avec un type en colère qui n'avait qu'une seule envie : se barrer au plus vite ! Je dois avouer que sur le coup, j'étais un peu désemparé. Très sincèrement, ce n'était pas l'ambiance que j'attendais. Les minutes passant, Papus a quand même été cool. Son naturel bienveillant a repris le dessus, et il m'a conforté dans mon choix.

 

Pour Papus, l'ASSE était le club qu'il me fallait. A la fois plus renommé et plus ambitieux que l'ESTAC, il me laisserait toutefois le temps nécessaire pour progresser et m'entraînerait vers l'excellence. Ce constat était déjà bien ancré dans ma tête. Mais l'entendre de la bouche d'un joueur tel que Papus, c'était rassurant. Il m'a ensuite parlé des très bons jeunes qui évoluaient déjà dans le groupe comme Bafé, bien sûr, mais aussi Mouhamadou Dabo et Yohan Benalouane, qui deviendront mes amis les plus proches dans le vestiaire."

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