C'était LE sommet

29/11/2018
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La Pravda à paraître demain nous rappelle que Verts et Canaris ont nourri pendant vingt ans lors de chocs souvent épiques l'une des plus grandes rivalités de l'histoire du football français. Extraits.

« On attendait beaucoup plus le match contre Nantes que le derby ! », assure Philippe Gastal, conservateur du Musée des Verts, qui avait assisté à neuf ans au triomphe des siens contre les Nantais en finale de Coupe de France 1970 (5-0). « C'était LE sommet, confirme Hervé Revelli, meilleur buteur de l'affiche (9 buts entre 1967 et 1977) avec les Canaris Bernard Blanchet et Henri Michel. Avec Nantes, on savait qu'on aurait au moins deux matches exceptionnels par saison, avec que des internationaux, des entraîneurs de haut vol et des publics chauds dans de vrais stades de foot. » L'emblématique Nantais Maxime Bossis, approché en 1971 par l'ASSE, a connu sa première titularisation en D 1 à Saint-Étienne en 1973. « Ces matches entre les deux clubs qui dominaient le football français, deux grandes écoles de formation, étaient toujours d'une grande intensité. On mettait en avant le jeu collectif, le beau jeu et Saint-Étienne sa puissance collective, physique et mentale. L'opposition de styles donnait toujours des matches très spectaculaires. »

Loin d'avoir la même réputation, les deux enceintes sont deux citadelles imprenables. « Saupin était quand même chaud, rappelle Bossis. J'ai vu des gens agrippés aux pylônes d'éclairage. » « Les gens étaient à 50 cm de nous, mais on n'était pas impressionnés », tempère Revelli. « À Nantes, ils étaient devenus difficiles, analyse Pécout. À 3-0, 4-0, ça allait. Si on se faisait accrocher une demi-heure ou qu'on ne gagnait que 1-0, les gens ne comprenaient pas. Nos supporters ne vivaient pas que pour l'équipe. À Saint-Étienne, ils étaient plus fanatiques, la ville entière était aux couleurs du club. » En demi-finales retour de la Coupe de France, le 14 juin 1977, le public stéphanois réserve aux Nantais l'accueil des grands soirs. « Ça a été un enfer, se souvient Bossis. Pour aller s'échauffer sur un terrain annexe, il fallait traverser des haies de supporters. On a entendu du bruit, des insultes... On était conditionnés pour avoir un peu peur. C'était particulier. »

L'ouverture du score par Patrick Revelli à la sixième minute déclenche l'ouragan qui voit les Verts remonter leur handicap en une mi-temps. « Ils nous ont mis un pressing, c'était impressionnant, soupire Pécout. À la pause, on s'est dit : "On va jouer plus bas..." » « Les soirs de Saint-Étienne - Nantes, le jeu à la nantaise était aspiré par l'enjeu, note Philippe Gastal. C'était viril. » Au début de la prolongation, coup de théâtre : Henri Michel réduit le score. « On était carrément éliminés, soupire Bathenay, mais encore vivants et le public le sentait. On pouvait refaire le coup de Split. C'était notre force, et ça a fait 5-1. » Christian Sarramagna (115e) et Hervé Revelli (119e) sont passés par là sous les « cuits, cuits, les Canaris sont cuits ! » de la foule. « C'était un délire, décrit Revelli. On était transcendés, on ne sentait plus la fatigue, rien ne pouvait nous arriver. » « Ils étaient survoltés, confirme Pécout. Un vrai rouleau compresseur. Ce stade avait des ondes particulières. Ça transpirait chez les Stéphanois. Ça courait vite et partout, ça rentrait dedans, et toi, avec cette pression obsédante, au lieu d'être sûr de ta technique, tu rates quelques trucs... C'était l'enfer. »

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