Nos Anglais ne voulaient plus s'engluer

09/09/2016
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Avant d'affronter le QSG ce soir au Parc, nos deux Anglais se sont confiés à la Pravda. Extraits.

 

Henri Saivet : "Quand j'ai signé à Newcastle, j'exauçais un rêve de gamin. J'allais jouer contre des équipes comme Manchester United, dans un championnat qui grandit d'année en année, le plus regardé et médiatique au monde. Il suffit de regarder le montant des droits télé pour mesurer son immensité. Je n'ai joué que 4 matches. En France, les clubs doivent rentabiliser un joueur, un lui mettant la pression s'il le faut. Pas en Angleterre, où les clubs ont tellement de moyens que même s'ils t'achètent 20 M€, ils peuvent te mettre sur le banc. A 30 M€, ils commencent à réfléchir. L'Angleterre, ce n'est pas difficile mais compliqué, dans le sens où, parfois, tu ne comprends pas tous les choix. Rester en Angleterre pour se retrouver dans la même situation au bout de 4 matches ? Les clubs ne m'auraient plus pris au sérieux. Je ne suis pas dégoûté mais vexé d'être rentré en France. C'est comme si je revenais en arrière. Parfois, il faut savoir reculer pour mieux sauter. Ce n'est pas un échec, c'est une leçon. Le football est un apprentissage. En Angleterre, tu te retrouves livré à toi-même, dans une autre culture. Tu en reviens plus fort mentalement. Si c'est à refaire, j'y retourne, parce que je suis animé par l'envie de montrer que je peux m'imposer en Premier League.

 

Jordan Veretout : "Si j'ai pas mal joué à Aston Villa, je me suis pas non plus imposé comme titulaire indiscutable. L'Angleterre est venue à moi et ça ne se refuse pas. J'ai joué 29 matches dont 25 en Premiear League. En vertu d'une clause, Aston Villa devait verser au FC Nantes un bonus si je disputais 30 matches dans la saison. J'ai même vu un attaquant rentrer comme milieu. Je pouvais rester en Angleterre, où 8 clubs peuvent être champion et 12 descendre. Mais je ne voulais pas revivre une saison dans le fond du classement. Ce que je voulais, c'est retrouver du plaisir à jouer et le goût de la victoire. Saint-Etienne m'offre ce challenge. En Angleterre, j'ai progressé notamment dans le domaine physique. je vais plus au contact. En Angleterre, ça ne siffle pas, ça joue et ça court. C'est comme un match de basket, le ballon va d'un camp à l'autre, et quand il sort il revient directement. C'est vraiment un plaisir de jouer là-bas, dans des stades remplis. Je suis prêt à y retourner mais dans d'autres conditions."

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