Bryan a aimé Oscar

10/01/2018
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Vous avez raté l'intervention de Bryan Dabo ce soir sur RMC ? On vous l'a retranscrite !

 

"Notre première moitié de saison a été très compliquée. Pas l’entame mais après le départ, ça a été compliqué de relever la tête, d’enchaîner les matches après les défaites. On a tous profité de nos familles, de nos proches pendant les vacances et on est revenu avec un très bon stage sous les ordres de Jean-Louis et de Ghislain Printant. Ils connaissent très bien le football par leur passé. Jean-Louis Gasset a eu une grosse expérience avec Laurent Blanc. Ghislain Printant était à la formation à Montpellier et ensuite il est parti à Bastia. Ce sont des connaisseurs du football. Ils amènent un peu de fraicheur, c’est normal.

 

C’est comme si on était en opération commando. Ils ont besoin d’hommes et de joueurs qui connaissent un peu la Ligue 1. C’est ce qui a été transmis tout le long du stage : retrouver confiance en nos qualités et surtout psychologiquement, car enchaîner autant de défaites, ça marque plus les esprits que le corps. On a fait un début de saison très correct, même bon. Il n’y avait rien à dire, on prenait les points. Parfois il n’y avait pas la manière mais on prenait les points, on faisait la différence. Le derby a marqué les esprits car il y a eu une lourde défaite. A partir de là, c’est le déclic qui a fait qu’on a perdu, beaucoup, beaucoup, beaucoup de points, ce qui a fait qu’on s’est enfoncé dans le classement.

 

Franchement j’ai aimé travailler avec Oscar Garcia, c’était très, très, très bien. Honnêtement, moi je ne fais pas de langue de bois, son départ, nous les joueurs, on n’y est pour rien. Souvent dans les clubs, les départs des coaches, on ne sait pas ce qu’il se passe. C’est lui, ce qu’il veut faire, la direction, tout ça… Nous on est tributaire de ça. On comprenait ce qu’il voulait faire. Nous on adhérait complètement au projet. Ça s’est vu car ça s’est traduit par des victoires et des matches nuls. C’était quelqu’un de très compétitif. C’était surtout axé sur la récupération de balle et la projection rapide vers l’avant, un peu comme le faisait l’Atlético. En début d’année on était axé sur ça, c’était notre propriété, nos caractéristiques. Mais après, on s’est complètement décomposé. C’est plus psychologique qu’un problème de qualités. Ce n’est pas la grosse tête de dire ça mais on n’est pas à notre place aujourd’hui.

 

Est-ce que c’était une erreur de mettre Julien Sablé à la place d’Oscar Garcia ? (Rires) C’est une question compliquée que vous me posez. Déjà, moi, je ne suis pas propriétaire de l’ASSE, je ne suis pas actionnaire, je ne suis pas décisionnaire donc je ne peux pas me permettre de juger la nomination de Julien Sablé, ce serait un manque de respect total. Par contre, je peux dire que c’était une situation très, très compliquée pour lui. Il a pris une équipe qui n’avait pas la tête dans le sac mais qui était dans une situation très compliquée. C’est son premier challenge. Ce n’est pas à moi de le juger et je n’avais pas envie de le faire, ma seule préoccupation, c’était de me dire qu’on était dans le même bateau.

 

Il m’a écarté car quand je suis arrivé à l’entraînement, je n’étais pas titulaire. Moi je suis un compétiteur, je ne me suis pas trop bien entraîné. Il m’a pris entre quatre yeux, il m’a dit qu’il ne me prenait pas dans le groupe. J’ai lu que « Dabo avait été écarté pour cause de comportement ». Y’a eu un pataquès alors que c’était absolument faux. D’ailleurs le match d’après il m’a mis titulaire. C’était un choix sportif que les gens n’ont pas compris car à cette période de l’année je faisais partie des cadres du groupe. J’avais fait beaucoup de matches, de bons matches avec Oscar Garcia et lui il est arrivé et a pris cette décision forte. Moi je l’ai compris, le lendemain on s’est expliqué. Je lui ai dit : « écoute, je suis un homme, j’apprécie que tu me dises les choses en face et à partir d’aujourd’hui je suis remotivé à 150%."

 

Je n’ai pas eu la crainte qu’on me colle cette étiquette de joueur à problèmes. Mon père a l’habitude de me dire « le mensonge il prend l’ascenseur, la vérité elle prend les escaliers. » Avec Christophe Galtier, c’était sportif. Je n’ai pas parlé, je n’ai rien dit, on ne m’a pas vu dans les médias. J’ai fermé ma bouche, j’ai mangé mon pair noir et je suis revenu plus déterminé que jamais cette année. J’ai fait un bon début de saison. Avec Julien Sablé, pareil, l’épisode était juste sportif. Le problème, c’est les gens, quand ils ne savent pas, ils aiment bien spéculer. Franchement, si on devait s’étendre sur toutes ces polémiques, on n’en sortirait plus. Ça ne m’intéresse pas, les gens parlent pour rien."

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