Terminée la saison et sa déprimante conclusion, on a rebouché le champagne, rangé les maillots Manufrance et suivi les Bleus pour oublier les Verts...
Mais avant de repartir sur les routes de France et de L2 profondes, les Poteaux d'Or constituent une excellente transition entre les illusions perdues et les espoirs naissants. Buts, satisfactions, déceptions, déclarations, échecs, réussites et polémiques à n'en plus finir : tout est dans le très attendu palmarès 2025-2026...

Trophée "Michel Platini" du Meilleur joueur de la saison
1. Augustine Boakye (35%)
2. Julien Le Cardinal (31%)
3. Zuriko Davitashvili (27%)
Les potonautes ont donc tranché ! Et dans une saison où répondre à la question "Qui a été le meilleur ?" relevait davantage de la philosophie que de l'évidence, Augustine Boakye décroche finalement le trophée avec 35% des suffrages, devant Julien Le Cardinal (31%) et Zuriko Davitashvili (27%).
Un podium qui raconte à lui seul le paradoxe de cette drôle de saison des Verts: un joueur régulier mais arrivé tardivement, un cadre bien installé, génial mais inconstant et finalement entre les deux Augustine Boakye, récompensé à la fois pour sa constance, ses statistiques et surtout pour l'impression de n'avoir jamais vraiment déçu. Comme un choix par défaut du moins pire pour un joueur discret mais capable de faire chavirer le Chaudron à la faveur d'une frappe enroulée avec puissance.
Si Kevin Pedro et Mahmoud Jaber pointent timidement le bout de leur nez, on aura quand même une petite pensée pour Lucas Stassin, auteur de 11 buts et qui récolte autant de voix qu'Abdoulaye Kanté: preuve qu'à Sainté, les stats individuelles restent toujours moins mises en valeur que l'individu lui-même.
Au final, ce scrutin ressemble un peu à l'ASSE 2025-26: personne n'a mis tout le monde d'accord, chaque vote avait de bonnes raisons d'être et le vainqueur est celui qui a le moins déçu. Mais après tout, cette saison, ne pas décevoir était déjà une performance !

Trophée "Pierre-Emerick Aubameyang" de la Meilleure recrue de la saison
1. Julien Le Cardinal (88%)
2. Mahmoud Jaber (8%)
3. Tous les autres (1%)
Pour le trophée de la meilleure recrue, le suspense aura tenu à peu près aussi longtemps qu'une défense des Verts en début de match: Julien Le Cardinal puvérisant la concurrence avec 88% des suffrages, ne laissant derrière lui que Mahmoud Jaber, qui sauve l'honneur avec 8%, et des miettes à tous les autres...
Si Chico Lamba, Ebenezer Annan, Strahinja Stojkovic (oui oui), Joshua Duffus, Philippe Montanier et Abdoulaye Kanté ont au moins grapillé un petit vote, Lassana Traoré et João Ferreira, eux, repartent avec un magnifique zéro pointé et peuvent sans doute remercier le fait que les scores négatifs soient ne soient pas comptabilisés.
Mais outre la vision, l'intelligence de jeu, l'anticipation et l'état d'esprit affichés par Le Cardinal, ce plébiscite récompense surtout un joueur arrivé avec l'étiquette de renfort et qui a fini par devenir le patron de l'arrière-garde, apportant enfin de la sérénité à une défense qui tenait plus de la porte de saloon que de la porte verrouillée. Il illustre aussi une vérité cruelle: il suffit de bien faire son travail, en jouant régulièrement et en évitant les boulettes monumentales pendant à peine 5 mois, pour devenir un taulier à Saint-Étienne.
Ainsi, Le Cardinal n'a pas seulement gagné un Poteau d'Or, il a rappelé qu'un défenseur capable de défendre reste une denrée suffisamment rare pour déclencher un vote quasi unanime. Et que ne pas se blesser pendant la moitié de la saison, çà aide aussi, c'est vrai...

Trophée "Laurent Paganelli" du petit jeune le plus prometteur
1. Kévin Pedro (88%)
2. Luan Gadegbeku et Joshua Duffus (4%)
3. Tous les autres (1%)
C'est sans doute le patronyme qui veut çà mais avec Pedro, les potonautes ont fait preuve d'un consensus digne d'un scrutin de république bananière !
Avec un score historique de 88% des suffrages, le défenseur suprême Kévin Pedro s'est adjugé le Trophée du meilleur espoir sans laisser la moindre miette à ses opposants. Une victoire tellement large qu'on a revérifié si les autres candidats avaient bien été inscrits dans les bureaux de vote.
Avec 4% chacun, Luan Gadegbeku et Joshua Duffus ont salué une élection "d'une transparence absolue" tout en saluant "ce triomphe objectif, populaire et démocratique" de leur jeune coéquipier. Il faut dire que Pedro n'a pas seulement convaincu par son talent : il a surtout réconcilié le peuple vert avec son centre de formation. Voilà désormais des années que les supporters de l'ASSE n'avaient plus eu la fierté de voir une pépite verte briller à Geoffroy-Guichard et y faire pousser des clameurs autres que de dépit. Avec un tel score, le jeune défenseur centro-latéral vient officiellement d'être désigné comme le nouveau guide suprême... en attendant sa destitution future par un nouveau jeune prétendant aux dents plus longues.
Ainsi va la vie !

Trophée "Araujo Ilan" du plus beau but de la saison
1. Igor Miladinovic contre Reims (53%)
2. Kevin Pedro contre le Red Star (16%)
3. Augustine Boakye contre Troyes (9%)
Comme chaque année, l'épreuve du bac de philo nous offre l'occasion de nous interroger sur la question du beau et comme chaque année, la réponse est toujours la même: "C'est beau si c'est une grosse frappe de loin"
En effet, pour ce qui est du trophée Ilan du plus beau but de la saison, les potonautes avaient le choix entre toute une panoplie de buts divers et variés allant du mouvement collectif millimétré à la frappasse de grosse brutasse en passant par le geste improbable ou le coup franc soyeux. Mais ils n'ont fait ni dans l'originalité ni dans le suspense en plébiscitant Igor Miladinovic, qui n'a probablement jamais entendu le mot plébiscite durant ses cours de Françai mais qui en a eu ici un aperçu quand même.
Car avec 53% des suffrages, sa merveille contre Reims s'est imposée comme une évidence, le genre de geste qui nous a rappelé, le temps d'un éclair, que le jeune Serbe possédait une vraie force de frappe derrière son look de sbire de film d'action abattu durant la première demi-heure. Derrière lui, Kevin Pedro décroche une belle deuxième place en accrochant la lucarne face au Red Star, tandis qu'Augustine Boakye complète le podium grâce à son but contre Troyes (9%), histoire de rappeler qu'il n'est pas le joueur de la saison pour rien.
Et tant pis pour Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili qui, malgré leurs multiples réalisations, n'auront pas tant décroché les mâchoires qu'on pouvait l'espérer cette saison. Une pensée toutefois pour Florian Tardieu, dont le superbe coup franc face au Mans repart avec un unique suffrage, un vote d'esthète dont on ne serait pas surpris qu'il soit d'ailleurs le sien...
Alors oui, le beau a plusieurs visages et celui de Miladinovic restera donc celui de la saison 2025-26, une façon plutôt honorable de laisser son empreinte dans l'histoire de l'ASSE.

Trophée "ASSE-OM 1999" du Meilleur match de la saison
1. ASSE 6-0 Pau (23%)
2. ASSE 3-2 Reims (19%)
3. ASSE 4-0 Rodez (18%)
S'il y a une chose qu'on ne peut pas enlever aux Verts 2025-26, c'est bien leur capacité à échouer avec panache ! Parce qu'à défaut d'avoir vécu une saison en apothéose, les Potonautes ont quand même eu l'embarras du choix pour désigner la plus belle partition offensive des Verts. Et ce fut serré: avec 23% des suffrages seulement, c'est le festival face à Pau (6-0) qui remporte la mise: 6 buts, 0 pitié et pendant 90 minutes, l'illusion délicieuse que l'ASSE avait enfin décidé de jouer dans sa catégorie. Le spectaculaire 3-2 contre Reims (19%) décroche la médaille d'argent, récompensant une soirée de gala remplies de pralines fourrées pleine lucarne.
Enfin, le carton inaugural contre Rodez (4-0, 18%) et la démonstration collective face à Annecy (4-0, 17%) suivent de près, nous rappelant que Geoffroy-Guichard a vécu de bien belles soirées... à condition que l'adversité soit au rendez-vous: le concassage festif d'Écotay-Moingt (11-1) ne récoltant "que" 11% des voix et même le triste feu d'artifice de la dernière journée face à Amiens (5-0) ne dépasse pas les 3%.
Il faut croire qu'à force de manger du caviar (géorgien ?), les supporters stéphanois sont devenus gourmets: un simple 3-0 à l'extérieur ? Bof. Un petit 5-0 pour conclure la saison ? Sympa, sans plus. Pour séduire, il fallait proposer plus: du spectacle, de l'adversité et surtout, plus important que tout, le sentiment que les Verts allaient écraser la Ligue 2.
Ah l'été 2025, c'était l'bon temps...

Trophée "Miklos Molnar" du joueur qui a le plus déçu (sur le terrain)
1. Irvin Cardona (23%)
2. Lucas Stassin (21%)
3. Joao Ferreira (17%)
Pour élire le "Ballon de charbon" de cette saison, les potonautes avaient l'embarras du choix et ils ont tergiversé aussi longtemps qu'Eirik Horneland pour faire des changements en deuxième mi-temps. Mais c'est finalement l'ex-idole de tout un peuple qui paye le prix fort pour toutes les illusions perdues: Irvin Cardona est élu avec 23% des suffrages, coiffant d'une courte tête Lucas Stassin (21%) dans un duel entre les deux joueurs les plus appréciés de ces deux dernières saisons.
Pourtant, avec 7 buts et 8 passes décisives pour l'un, et 11 buts pour 6 passes décisives de l'autres, les deux attaquants présentent des statistiques à faire pâlir n'importe quel coach nancéien. Mais voilà, les attentes suscitées par ces deux pépites étaient hautes, très hautes, aussi hautes qu'un centre de João Ferreira...
Ce même João Ferreira qui complète d'ailleurs le podium avec 17% des suffrages, la preuve que le sanguin Portugais aura d'une certain manière fini par séduire une partie du peuple vert. Derrière lui, Ebenezer Annan (13%) et Aïmen Moueffek (12%) paient leur régularité dans l'irrégularité, tandis que Gautier Larsonneur aura même déçu dans la catégorie des déceptions avec son petit 11%, sans doute plus dû à ses performances dans les boîtes qu'à ses performances dans le but.
Au final, Irvin Cardona paye un peu l'addition pour toute la table. Il en fallait bien un mais ce qu'on peut désormais lui souhaiter, c'est de compléter son grand chelem pour la saison prochaine: après le trophée de la meilleure recrue, puis du plus beau but et enfin de la plus grande déception, il ne lui reste plus que le trophée du meilleur joueur à remporter.
Peut-être la saison prochaine ?

Trophée "Ipswich" du match le plus pourri de la saison
1. Bastia 2-0 ASSE (32%)
2. ASSE 0-1 Boulogne/Mer (25%)
3. Annecy 4-0 ASSE (18%)
Chaque année à la même époque, revient le marronnier préféré des électeurs des Poteaux d'Or: "Mais c'est quoi exactement la définition d'un match pourri ?"
Alors s'affrontent les Déroutistes (adeptes des grosses branlées au tableau d'affichage) et les Endormistes (qui défendent plutôt les matches ennuyeux) avec parfois quelques interventions de plus rares Classementistes (pour qui seules comptent les conséquences au classement), des Petits Poucistes (qu'on ne retrouve qu'après les piteuses éliminations en Coupe) ou même des Scandalistes (une faction extrémiste qui ne jure que par les erreurs d'arbitrage).
Mais cette année, l'alliance des Classementistes et des Endormistes a fait la différence et c'est ainsi que le naufrage à Bastia (2-0, 32% des voix) a décroché la palme, récompensant 90 minutes de désespoir et de disparition progressive de nos illusions.
Juste derrière, l'improbable défaite contre Boulogne-sur-Mer pour la dernière d'Eirik Horneland a eu la préférence des Petits Pouciste mais échoue à 25%, un score qui rappelle cependant que les petits adversaires provoquent les grandes hontes. Enfin, les Déroutistes n'ont pas manqué de voter pour le 4-0 encaissé à Annecy (18%) un soir où la défense stéphanoise a choisi de s'auto-détruire avec Dylan Batubinsika dans le rôle de la ceinture explosive.
Heureusement, le cerveau humain est bien fait et finit par effacer les mauvais souvenirs quand ceux-ci mettent en danger la psyché: c'est probablement pour cela que des mascarades comme le 2-2 contre Bastia (7 votes), le déprimant barrage retour à Nice (5 votes) ou la défaite improbable à Reims (0 vote) n'ont pas imprimé nos esprits. En la matière, on retiendra surtout que contrairement à l'adage, l'important n'a pas été l'atterrissage mais la chute. Et que cette chute a bel et bien démarré sur la pelouse de Furiani, dès la première minute de jeu le 18 avril dernier...

Trophée "Timothée Kolodziejczak" de la boulette qui restera dans les mémoires
1. Gautier Larsonneur qui doit passer un test d'alcoolémie sur le deuxième but troyen (39%)
2. La chorégraphie synchronisée de Mickaël Nadé et Maxime Bernauer contre Bastia (17%)
3. Le penalty inespéré... et loupé par Florian Tardieu à la dernière minute contre Bastia (13%)
Pas facile d'être le dernier rempart ! On assure 99% du temps, on fait des parades improbables, on sauve les meubles... et puis, un beau jour, on décide de faire une roulade arrière avec les lacets noués pile au moment où un adversaire frappe au but et patatras !
L'accident bête.
Mais au moins, ca permet de remporter un Poteau d'Or et pas n'importe lequel: celui de la plus belle boulette et avec 39% des suffrages s'il vous plait !
Gautier Larsonneur, jusqu'ici régulièrement plébiscité par les Potonautes, nous aura signé là un moment qu'on ne risque pas d'oublier grâce à son improbable gestuelle sur le deuxième but troyen, une action à montrer dans toutes les écoles Pierre Richard. Derrière lui (ou juste devant, en l'occurrence), le duo Nadé-Bernauer aura pourtant donné son maximum pour rivaliser mais même en s'y mettant à deux, ils ne récoltent finalement que 17% des voix, peut-être plombés par l'autre performance, plus contemplative, de Nadé au marquage d'Elye Wahi (12%), qui aura divisé les sympathisants de la défense centrale.
Du coup, c'est Florian Tardieu qui monte sur la 3e marche du podium avec 13% et son penalty farceur, nous offrant l'ascenseur émotionnel le plus douloureux de l'année. Finalement, ce trophée nous rappelle que le plus dangereux adversaire des Verts reste encore et toujours eux-mêmes. Entre cadeaux offerts, deconnexions mentales et séquences burlesques, le service marketing du club pourra au moins bientôt relancer à lui seul la série des compilations VHS "Le Foot en folie".

Trophée "Jean-Michel Aulas" de la plus belle tête à claque de la saison
1. Le Guingampais Tanguy Ahilé qui vient célébrer son but devant le Kop Nord avant de simuler une blessure au visage (22%)
2. Joao Ferreira qui se brise la main sur un mur (3 mois d'arrêt) après son expulsion contre Boulogne (18%)
3. La Commission de Discipline de la LFP qui continue sa politique absurde de matches à huis-clos pour pyrotechnie (15%)
Il y avait du beau monde pour la 11e cérémonie des JMA qui récompensaient les plus grandes têtes à claques de la saison et toute la profession avait tenu à être présente: Jean-Marc Barsotti, salué pour son monologue musclé des "Princesses Ridicules", le jeune espoir ruthénois Taïryk Arconte venu reproduire les meilleurs sketches de Brice de Nice (malgré un silence gêné de l'assistance) ou encore Claude Puel, véritable dinosaure de la catégorie, pressenti pour un trophée d'honneur récompensant l'ensemble de son œuvre.
Mais aucun de tous ceux-là n'est reparti avec la précieuse distinction: c'est un illustre inconnu nommé Ahilé, qui a été primé pour sa splendide interprétation des "Fourberies de Tanguy", mélange savoureux de stand-up et de mime jouant sur la provocation du public. Maxime Bernauer a d'ailleurs été tellement impressionné par cette incarnation de la tête à claques qu'il n'a pu s'empêcher de monter sur scène pour un pantomime improvisé. Du grand spectacle !
Plus technique et élitiste, les Potonautes ont voulu récompenser la performance figurative, tout en métaphores scéniques, de João Ferreira: "Le Mur des Métacarpes Brisés" où l'artiste portugais figurait un mur en béton comme le symbole indestructible de son impuissance footballistique. L'acteur aura beaucoup donné de sa personne pour ce rôle qui l'aura emmené faire une tournée triomphale des hôpitaux pendant 3 mois.
Enfin, c'est l'inénarrable troupe comique de "La Commission de discipline de la LFP" qui complète le podium avec sa comédie potache du huis-clos, certes déjà vue et revue mais dont le comique de répétition ne lasse pas de combler petits et grands clubs semaine après semaine. "Une reconnaissance un peu facile qui repose plus sur les chiffres que sur le mérite" selon les grand perdants de la soirée: la Compagnie des Ultras, intermittents du spectacle sans qui tout le secteur ne pourrait survivre.
Avec deux nominations, les Magic Fans et les Green Angels avaient pourtant tout tenté pour se démarquer mais le public n'a pas voulu (ou n'a pas su) apprécier le travail apporté aux drapeaux géants dans les kops (6%) ou aux chorégraphies martiales dans le Théâtre de l'Aube (12%).
Un signal fort du peuple vert qui peine encore à considérer le monde Ultra comme une ressource potentielle de têtes à claques, pas une si mauvaise chose pour le monde du football finalement...

Trophée "Clément Turpin" du pire moment arbitral de la saison
1. M. Batta qui siffle hors-jeu sur une touche et pour l'ensemble de son œuvre lors d'ASSE-Le Mans (41%)
2. M. Bastien et sa VAR bizarre qui transforme les coups francs en balle à terre face à Nice (29%)
3. M. Valnet qui oublie la règle qui interdit de marquer de la main à Laval(17%)
Le grand sociologue Thierry Roland écrivait que: "L'arbitre fait partie du jeu", en faisant de lui un acteur à part entière du milieu. Or, qu'est-ce qu'un acteur sinon un artiste, avec ses fulgurances ?
En matière de créativité, M. Batta et son concept surréaliste et abstrait du "Hors-jeu sur touche" a ainsi décroché le trophée "Clément Turpin" avec une avance de 41% des suffrages. Une audacieuse performance au sein d'une œuvre prolifique de la collection "ASSE-Le Mans" qui a à la fois obtenu un succès d'estime mais également un véritable résultat chiffré avec une défaite 3-2 à domicile.
Son principal concurrent, M. Bastien, n'a récolté que 29% des voix avec sa pièce revisitée "La VAR" que le public stéphanois n'a pas vraiment comprise, les évènements sifflés par Harpagon s'enchaînant de façon contradictoire après revisionnage sur cassette. Trop subtil pour le commun des mortels.
Enfin, sur la troisième marche, M. Valnet (17%) paie son oubli visiblement fâcheux d'une Loi pourtant assez populaire depuis 1863: "marquer de la main, c'est interdit". Transgresser les règles de la perspective, c'est bien mais pas au détriment de la logique d'ensemble.
Derrière ce trio, on ne pourra guère distinguer qu'une masse informe de tâcherons ayant eu peine à renouveler le genre: entre le formalisme tristounet de M. Rainville qui appliqua correctement la règle du hors-jeu en annulant le but de Cardona à Nice ou la pudibonderie fâcheuse de MM. Abed, Souifi et Gaillouste, se refusant à voir des mains baladeuses, on eut guère l'occasion de s'enthousiasmer. Après cinq minutes de visionnage et l'annulation de plusieurs votes pour faute de goût, c'est donc bien M. Batta à qui fut décerné le trophée "Clément Turpin" par la Direction Technique de l'Arbitrage.
Une dernière cérémonie plutôt sobre avant la mise en place l'an prochain d'une attribution semi-automatique du trophée via la société GoalControl©.

Trophée "Steed Malbranque" de la plus mauvaise blague de la saison
1. L'imbroglio Pierre Ekwah, en arrêt maladie pendant 6 mois puis prêté en catimini à Watford (38%)
2. La non-montée en L1 après un effondrement en fin de saison et des barrages poussifs (28%)
3. Le maintien sur le banc d'un Eirik Horneland licencié face à Boulogne/Mer et la défaite qui s'ensuit (25%)
On a gardé le meilleur pour la fin avec le trophée "Steed Malbranque", le plus attendu et généralement le plus prolifique de tous mais avant cela, il a d'abord fallu faire une sélection stricte de 8 nominés, une tâche ardue tant la saison ressemblait déjà à une immense caméra cachée.
Mais malgré un scrutin indécis et l'envie de voter pour toutes les propositions, les Potonautes ont finalement désigné l'imbroglio Pierre Ekwah comme la plus grosse farce de l'exercice avec 37% des voix, une victoire écrasante pour un joueur qu'on aura au final jamais vu dans le Forez ! Le genre d'anecdote digne des meilleures Banter Eras qui nous fera systématiquement perdre dans 10 ans aux quizz Sporcle du genre "Citez l'effectif stéphanois de la saison 2025-2026"
Alors qu'Eirik Horneland, lui, on ne risque pas de l'oublier, ni sa tactique suicidaire ni son dernier match dans le Chaudron face à Boulogne/Mer où son banc de touche a ressemblé à un pilori dressé par ses dirigeants avec ses propres joueurs lui lançant des tomates, ni ses 25% de suffrages. Une mauvaise blague pour lui, pour eux et pour tout le Peuple Vert qui tenait finalement plus de l'humour noir.
Mais le plus étonnant dans ce palmarès des absurdités reste peut être le favori désigné, à savoir la non-montée en Ligue 1, qui ne récolte que 28% des voix et donc la deuxième place (presque dommage de ne pas avoir obtenu la 3e d'ailleurs), comme si celle-ci était finalement devenue plus mainstream, moins corrosive. C'est finalement sans doute la plus mauvaise blague que l'ASSE pouvait nous offrir: rester en L2 n'est désormais plus la plus mauvaise blague possible. C'est la mise en abîme de la plus mauvaise blague....
Toute l'équipe de Poteaux-Carrés.com remercie les personnes qui ont fait leur devoir potonaute en participant par leur vote à cette édition 2025-26 des Poteaux d'Or.
Potins