En marquant 3 buts en 6 minutes les Verts se sont rendu le match facile, réussissant ainsi leur entrée en matière dans cette nouvelle saison...


Le staff stéphanois a changé à l'intersaison et l'arrivée de Ian Cathro et des nouvelles recrues a modifié le visage affiché par les Verts. Pour commencer, le système de jeu, qu'on choisira de décrire comme un 4-2-4 :
 
 
Ian Cathro a aligné une équipe avec deux milieux récupérateurs (la recrue Csongvai et le repositionné Bernauer), placés devant une défense à 4, dans ce match avec un peu de bricolage à gauche (Pedro y étant aligné, laissant le couloir droit à Ferreira) et une nouvelle charnière, Le Cardinal - Naïr. Jusqu'à là rien de spécial, un système classique, laissant la place à 4 joueurs offensifs : Ballo, Breum, Cardona et Boakye.
 
A partir de là on peut décliner le système comme un 4-2-4 avec deux ailiers et deux avant-centres, ou un 4-2-3-1 avec un meneur de jeu, deux ailiers et un avant-centre ou bien un 4-2-2-2 avec deux meneurs de jeu et deux avants-centres. Et comme l'animation offensive des Verts veut que ces 4 offensifs proposent sans cesse des mouvements complémentaires, leurs postes ne sont pas prédéfinis. Dans la capture précédente on voit un bloc classique d'un 4-2-3-1, avec le meneur de jeu Breum qui défend à côté de l'avant-centre Cardona, pendant que les ailiers Boakye et Ballo couvriront les couloirs. Mais assez souvent on peut observer les Stéphanois sur trois lignes de deux, d'où l'appellation 4-2-2-2 :
 
 
Ballo devient le 2e avant-centre, Boakye le deuxième meneur de jeu, et les dépositaires du jeu sont les deux milieux Csongvai et Bernauer. Ce positionnement densifie le coeur du jeu, mais ce n'est pas seulement pour libérer les couloirs pour la montée des latéraux - les Verts cherchent constamment à combiner dans l'axe. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans cet exemple, où le ballon circule bien...
 
 
... de Le Cardinal, à Bernauer et Csongvai, qui trouve Boakye entre les lignes adverses, qui n'arrive pas à bien lancer Cardona dans le dos de la défense. Comme dans cette action, les offensives stéphanoises sont souvent déclenchées par une combinaison entre les défenseurs centraux et les milieux axiaux, surtout via une passe verticale :
 
 
Dans cet exemple le (4-)2-2-2 est toujours là, avec les deux avants-centres qui occupent la défense et les deux meneurs de jeu qui sont pris par leurs deux adversaires directs. Csoncvai joue avec Naïr, qui ose la passe verticale à destination de Bernauer...
 
 
... qui avec son placement amène du surnombre dans l'axe, les Verts se retrouvent en 3-contre-2 au milieu. Ballo est lancé dans le dos de la défense, mais il est signalé hors jeu.
 
Quelques minutes plus tard, dans une action similaire, le positionnement des 4 offensifs est différent :
 
 
Ballo et Cardona s'écartent énormément, comme deux ailiers, pris en charge par les latéraux adverses. Breum et Boakye sont toujours meneurs de jeu, mais maintenant il y a 3 adversaires pour les surveiller, pour éviter le sous-nombre au milieu aperçu auparavant. 7 adversaires pour les 4 offensifs stéphanois, les Verts peuvent facilement combiner pour construire l'attaque. Et la défense centrale sochalienne ne sert à rien, car il n'y a aucun Stéphanois a prendre au marquage. 
 
 
Pour cette rencontre, le staff stéphanois a fait le choix de ne pas remplir la feuille de match en entier, préférant laisser à la maison les joueurs annoncés sur le départ, comme Nadé, Annan, Ekwah, Moueffek et Miladinovic. Et des 8 joueurs sur le banc, seulement 4 sont entrés en jeu...
 
 
... le staff faisant le choix finir le match avec un quatuor offensif complètement différent, Duffus - Davitashvili - Stassin - Baallal. Et Breum a joué le match en entier, montrant sa polyvalence en descendant aux côtés de Csongvai pour le dernier quart d'heure. 
 

Conclusions

 
Il est toujours préférable de commencer la saison dans ces conditions, avec une victoire 3-0 à l'extérieur. Avec de la manière en plus, même si en face c'était un promu qui n'avait pas les armes pour rivaliser, même si les Verts ont préféré gérer une fois le break fait, les quelques trous d'attention et la baisse d'intensité en fin de match étant normaux en début de saison. Mais le match a aussi été rendu facile par la tactique adverse, qui a proposé un bloc haut, avec de l'espace dans son dos pour les appels en profondeur. Les Stéphanois de Ian Cathro sont toujours en phase de rodage et leur animation offensive évoluera au fur et à mesure de la saison, par exemple pour s'adapter aux blocs bas et serrés proposés par d'autres adversaires...