Carvalho ne lâche pas Roro (7)

Carvalho ne lâche pas Roro (7)

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Avant d'être jugé cet après-midi par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, le sulfureux Adao Carvalho s'est confié à la Pravda. Extraits.

 

"Le parquet estime que l'argent que j'ai investi dans le club a servi pour le blanchiment de capitaux issus de fraudes à l'URSSAF. Or, je n'ai pas été condamné pour ce motif et d'après Me Buffart, mon conseil, je ne peux pas être jugé deux fois pour la même affaire. J'ai investi dans le club, pas pour blanchir de l'argent mais par passion. Pour ce faire, nous avons créé Croissance Foot, avec Romeyer. Chacun a mis 218 148€ et détient indirectement 22% des parts sociales du club, à égalité avec Cesse Foot, la société de Bernard Caïazzo. J'ai ensuite rajouté seul 1 031 852€ sur le compte courant de Croissance Foot, puis 168 000€, en 2006. Cet argent est remonté au club, qui se trouvait alors en difficulté financière.

 

L'article 4 du pacte d'associés signé le 24 février 2005 avec Romeyer prévoyait que le compte courant ne serait pas rémunéré jusqu'au 1er janvier 2009. Depuis, chaque partie peut demander son remboursement. C'est ce que je réclame, plus 157 680€ d'intérêts couvrant la période 2009-2017. Si cette dette n'est pas honorée, je porterai plainte devant le tribunal de commerce pour que Croissance Foot soit mise en cessation de paiement. Et si c'est le cas, l'ASSE se retrouvera en difficulté. Le club me doit cet argent. D'ailleurs, je ne sais pas à quoi il a servi. À qui appartient l'ASSE aujourd'hui ?C'est tout le problème. Mes parts ont été saisies le 23 septembre 2016. Mais j'ai interjeté appel et il est suspensif. La cour d'appel de Lyon décidera, le 21 septembre.

 

Une augmentation de capital nécessite l'accord de 75% des votes d'une assemblée générale extraordinaire de la SASP ASSE Loire. En vertu d'un autre pacte d'associés que nous avons signé tous les trois, ils n'y parviendront pas sans mon accord. Les statuts prévoient également qu'un président de la SASP ASSE Loire ne peut pas le rester au-delà de ses soixante-dix ans. Romeyer devrait donc avoir quitté la tête du directoire depuis deux ans. Ils ont fait quoi, comme magouilles, pour qu'il y reste ? Ils ont dû modifier les statuts dans mon dos.

 

Je suis parti dans toute la France avec l'avion des joueurs et Romeyer, en 2005. Ils racontent tout le temps qu'ils sont partis ensemble avec Caïazzo en séminaire à Barceloneet qu'ils ont pique-niqué au retour sur une aire de repos près de Valence ! Mais qui conduisait la voiture ? Qui est allé acheter le pain et la charcuterie pour casser la croûte ? C'est Adao Carvalho. Et après, qui a demandé à me rencontrer en secret à Saint-Jean-Bonnefonds dans les bureaux de Jean-Marc Barsotti au sujet de la vente de mes parts, le 8 avril 2016 ? Romeyer. Demandez à Alain Martin, le maire de Le Pouzin, si ce n'est pas vrai. Il a assisté à la réunion comme administrateur du club. Romeyer a peur de perdre son fauteuil de président. Il l'a obtenu en utilisant mes parts.

 

À mes yeux, Romeyer est donc un président illégitime. Si je récupère mes droits sur mes parts, il se retrouvera en minorité au conseil d'administration. Même avec la voix de l'association, dont son ami Barsotti est, comme par hasard, devenu le président en avril. Je n'ai pas l'intention de prendre un rôle dans le club tant que ant que Caïazzo et Romeyer y seront. Après, y revenir avec un repreneur qui veuille bien de mes services, ce serait avec plaisir. Mais ce que je veux avant tout, c'est vendre mes parts. Elles m'ont coûté 1 418 000€ au total. Romeyer sait qu'elles valent 10 M€ aujourd'hui. C'est aussi pour ça qu'il veut se les approprier."

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