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Ephéméride du 25 Mars

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25 mars 1963 : Naissance de Maurice Bouquet

Une bonne bouille, une grosse frappe et de belles valeurs, joyeux anniversaire à Maurice Bouquet !

Né à Chadrac (Haute-Loire), Maurice Bouquet voit la vie en vert dès son plus jeune âge: mangeant dans son assiette Dominique Rocheteau, "Momo" se nourrit des exploits européens des Stéphanois. Spectateur du fameux match contre Kiev, Bouquet rêve de marcher sur les pas de ses idoles. Au Puy-en-Velay, Momo démontre ses qualités de battant au milieu de terrain. A 16 ans, il fait ses débuts en troisième division avec le club ponot. 

Maurice Bouquet met ensuite le cap à l'ouest et rejoint le Véloce Vannetais, club breton évoluant en D3. Ses prestations dans le Morbihan sont remarquées dans le Finistère, et Momo rejoint en 1982 le club phare de la région: l'ambitieux Brest Armorique, qui a rejoint l'élite du football français la saison précédente. Maurice garde de très bons souvenirs de ses 9 années brestoises. Dans ce club familial, il progresse au contact d'internationaux sud-américains (Roberto Cabanas, Julio Cesar , Jose-Luis Brown, Sergio Goycochea) et de futurs joueurs de l'équipe de France (Bernard Lama, Paul Le Guen, Vincent Guérin, Corentin Martins, David Ginola, Stéphane Guivarc'h).
La longue aventure brestoise de Momo finit mal: plombé par sa trésorerie opaque et désastreuse, le club présidé par François Yvinec est rétrogradé en deuxième division. Maurice Bouquet entame la saison 1991-92 en D2 mais le club fait faillite en décembre et est donc rétrogradé en D3. 

Momo n'a pas le temps de gamberger trop longtemps: le président de l'ASSE, André Laurent, lui propose de rejoindre les Verts. Malgré les propositions financièrement plus intéressantes de Lille et Auxerre, Momo n'hésite pas une seconde à rejoindre le club de son coeur. C'est à Rennes qu'il joue son premier match sous le maillot vert. La semaine suivante, il réalise son rêve de gosse en jouant à Geoffroy-Guichard. Au bord des larmes, Momo se souvient bien de ce premier match à domicile, disputé dans le brouillard contre Caen. Apprécié par l'entraîneur Christian Sarramagna, Maurice Bouquet "mouille le maillot" et est donc très vite adopté par le public stéphanois. Titularisé au milieu de terrain aux côtés de Moravcik, Mège et Chaintreuil, Momo se défonce sur le terrain et les Verts terminent la saison 1991-92 à la 10e place du classement.

A l'intersaison, Jacques Santini revient dans le Forez pour remplacer Sarramagna au poste d'entraîneur. D'emblée, le courant ne passe pas entre Jacquot et Momo. Mais ce dernier ne se décourage pas et marque contre Toulouse un but d'anthologie: sur une frappe des 30 mètres d'une puissance robertocarlesque qui vient se ficher dans la lucane droite de l'infortuné Pedemas, Momo inscrit le but de la victoire deux minutes après son entrée en jeu.


Le but superbe de Maurice BOUQUET lors du match ASSE-TFC (3-2)


Hélas, Santini reste insensible à cette action de Bouquet, sans doute trop belle pour lui... Titulaire les cinq premières journées, Momo est relégué sur le banc et ne fera plus qu'une dizaine d'apparitions en cours de match.
Dans son ouvrage "Ils ont tué les Verts" (ed. Solar, 1997), Benjamin Danet expliquent les raisons de cette mise à l'écart : "Aux premières heures du mois de septembre, André Laurent s'est proposé de faire signer à Bouquet un contrat de longue durée pour qu'il puisse s'occuper du centre de formation à l'issue de sa carrière. Parue dans Le Progrès, l'information avait modifié l'attitude de Santini. Il ne lui adressait quasiment plus la parole. Oublié pour le dépacement au Havre, remplaçant lors du derby contre l'Olympique Lyonnais, Bouquet semble condamné. Pire, ses rapports avec Jacques Santini se dégradent à nouveau lorsque ce dernier apprend avant tout le monde qu'il vient de présenter Charly Chaker à André Laurent."

Momo connaît une année noire comme une caisse: il se blesse au psoas iliaque sur une frappe et est indisponible toute la fin de saison. Sur le terrain, les Verts affichent leurs ambitions européennes. Mais dans les coulisses, le funeste duo Larqué-Guichard fourbit ses armes. Jean-Mimi défouraille à l'occasion du Téléfoot du 6 juin 1993, à quelques heures de la demi-finale entre Saint-Etienne et Nantes. Scandalisé par l'attitude de l'ancien meneur de jeu stéphanois, Momo téléphone à André Laurent pour le soutenir et lui annoncer la future défaite des Verts. Ses prédictions se confirment, et Momo est contraint à quitter le club suite au départ d'André Laurent.

Triste Bouquet final ! Aujourd'hui encore, Momo éprouve une certaine amertume en repensant aux circonstances de son départ. Il garde toutefois de bons souvenirs de ses anciens coéquipiers, notamment Gérald Passi, Lubomir Moravcik et Sylvain Kastendeuch. De son passage à Sainté, il retient avant tout "le contact extraordinaire avec les supporters". On l'aperçoit également comme intervenant sur la VHS du mythique documentaire "L'Epopée des Verts".

Comme deux autres bannis stéphanois (Christophe Chaintreuil et Didier Tholot), Maurice Bouquet trouve refuge à Martigues. Dans les Bouches-du-Rhône, Momo retrouve son ancien entraîneur Christian Sarramagna et sous les couleurs martégales, il marque un nouveau but exceptionnel (lob magnifique contre le PSG).

Sollicité par Bordeaux à l'issue de la saison 1994-1995, Maurice Bouquet préfère rejoindre sa Haute-Loire natale: entraîneur-joueur au Puy pendant trois ans (1995-1998), il arrête de jouer pour se cantonner à ses fonctions d'entraîneur du club ponot (1998-2002). Sous sa direction, le club passe de la division d'honneur à la CFA2. Maurice Bouquet prend ensuite les rênes de l'Eveil Mendois (CFA2) et passe en parallèle ses diplomes d'entraîneurs. En 2004, il entraîne l'équipe de Montélimar (CFA2) puis se rend à Blois en 2009 où il entraîne depuis le Blois Foot 41 (CFA2) à qu'il ne peut éviter la relégation en DH à l'issue de la saison 2009-10. En juin 2013, le club devient l'un des partenaires de l'ASSE.

Momo, de son côté, continue de suivre avec avec attention les résultats de l'ASSE, mais se déplace rarement à Geoffroy-Guichard. Il ne va jamais dans le Chaudron quand ça va mal pour les Verts, car il redoute la médisance de ceux qui interpréteraient mal sa présence.


Maurice Bouquet a accepté de répondre au questionnaire de Proust revu et corrigé par Poteaux-Carrés :

Ton équipe préférée ?
Saint-Etienne

L'équipe que tu détestes ?
Aucune

Ton geste technique favori ?
Le rateau derrière la jambe d'appui

Le son, le bruit du stade que tu aimes ?
Entendre mon nom scandé par le public : ce n'est pas donné à tout le monde et ça me donnait des frissons

Le son, le bruit du stade que tu détestes?
Les sifflets.

Ton juron, ton gros mot ou blasphème favori lors d'un match ?
Putain !

Un footballeur pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Michel Platini

Le métier du foot que tu n'aurais pas aimé faire ?
Impresario

Le joueur, l'entraîneur ou l'arbitre dans lequel tu aimerais être réincarné ?
Michel Platini

Si le Dieu du foot existe (on aurait entraperçu sa main lors d'un Angleterre-Argentine resté célèbre), qu'aimerais-tu après ta mort, l'entendre te dire ?
Tu as su transmettre ton expérience pour former les jeunes et leur transmettre ta passion

par aloisio, le 25/03/2014

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