Fabien, ne te laisse pas intimider par la bêtise d'un imbécile !


Colère, dépit, résignation : chacun choisira sa voie, ou passera de l’une à l’autre, lorsqu’il aura bien compris cette décision de ne pas sanctionner Corentin Tolisso. Appelons un chat un chat : au vu du geste de cet écervelé, au vu de sa brutalité et de sa gratuité, il ne s’agit pas d’une sanction mais d’une amnistie. Un blanc-seing, un permis de blesser. C’est une nouvelle preuve de l’inéquité scandaleuse qui est celle de la justice revue par les instances du football professionnel. Qui s’en étonne encore ? répondra-t-on. Effectivement : qui s’en étonne…

Alors pensons à celui qui a été tellement oublié que Tolisso lui-même, dans ses excuses en trompe-l’oeil préparées par le service communication lyonnais, a à peine cité. Pensons à la victime. Pensons à ce joueur qui a failli voir sa carrière professionnelle fracassée par l’idiotie dangereuse d’un impuissant incapable de maîtriser sa frustration. Pensons à Fabien Lemoine.

Fabien : l’obscénité de nos adversaires est allée jusqu’à affirmer que tu méritais un tel traitement. C’est abject. Depuis bientôt six ans tu défends le maillot vert avec une envie, une hargne et un engagement de chaque instant. Tu es une figure centrale du renouveau stéphanois. Malgré ton caractère bouillant, tu n’as jamais prémédité de détruire ton adversaire. Car toi, tu es un homme respectable.

Nous avons vu à quel point tu as été choqué par ce geste qui n’aurait pas dû être. Sache, Fabien, que toutes les pensées des supporters Verts vont vers toi. Ne te laisse pas perturber : cela n’en vaut pas la peine. Leur football n’est pas le nôtre. Leur football n’est pas le tien. Et nous, nous voulons revoir ton football, à batailler dans l’entrejeu et à distiller, comme tu nous l’as plusieurs fois montré, une ouverture décisive ou une mine en pleine lucarne. Nous voulons te revoir en Vert car tu es l’un des nôtres. Allez Fabien ! Allez les Verts !